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La Grèce est un pays magnifique. On voudrait tout
voir. C’est justement son problème. Ceux qui
passent en Crète le font souvent au pas de course.
Ils se disent qu’ils ont encore les Cyclades à
visiter, et puis le Péloponnèse, et forcément
Athènes, et peut-être aussi les Météores.
C’est beaucoup. En 4 mois d’accord, en 2 semaines
c’est trop. On passe donc très vite sur cette
grande île. On visite Knossos, un peu des plages,
et voilà. C’est bien dommage. Parce que
le plus beau du pays est plus loin. Complètement à l’ouest.
Hania est jolie alors qu’Héraklion est
banale. Les plages ici sont moins bondées qu’ailleurs. Et les montagnes sont magnifiquement arides. Nous avons choisi
de vous amener justement vers cette Crète véritable,
plus lente, plus sereine, plus isolée aussi.
Pour la trouver, il faut marcher.
1) Le sentier: C’est la seule partie de la Crète
qui résiste encore à l’automobile. Il
y a bien sûr 2 routes vers la côte méridionale.
Mais pour le reste, il faut suivre les vieux chemins. Et c’est
là qu’est le plaisir. On s’étonne
sans cesse qu’ils puissent être si variés.
Bord de mer, gorges plus encaissées les unes que les
autres, montagnes de l’intérieur, ça n’arrête
pas. Le plus agréable dans cette aventure, c’est qu’au bout de tout cela, il y a des minuscules villages
(parfois une seule petite bergerie) où il fait bon
attendre le soir et l’incroyable repas qui suit toujours..
Alors, on s’asseoit. On regarde. Et on attend. La Crète,
c’est surtout ça. Pas les plages bondées
qu’on voit dans les magazines, pas les ruines mal restaurées
de Knossos, pas l’agitation d’Héraklion.
Non. C’est bien davantage ces vieilles assises devant
les portes, les vieux devant leur jeu de cartes, ce temps
qui passe sans bruit. Tout cela.
2) Les gorges de Samaria: Elles ne sont plus à présenter.
En effet, c’est souvent la seule chose qu’on connaît
de la Crète avant le voyage. Alors forcément,
on vient en foule visiter la plus grande gorge d’Europe.
Pourtant, s’il est un endroit où justement il
faut faire un effort afin de ne pas trop se suivre à
la queu-leu-leu, c’est bien un canyon étroit.
95% des visiteurs font exactement la même chose. Ils
partent d’Hania en autobus très tôt le
matin et s’arrêtent à Omalos. De là,
entre 8 et 9 heures, les voilà tous qui descendent
la gorge jusqu’à Agia Roumeli. Ensuite, c’est
le bateau vers Hora Sfakion et le retour vers Hania. Pourquoi
ne pas plutôt remonter la gorge? Le matin, il n’y
a personne à Agia Roumeli et le soir, c’est au
tour d’Omalos d’être vide. De plus, à
l’exception peut-être d’une montée
en fin de parcours, il n’est pas vraiment plus difficile
d’aller vers l’amont que de descendre en aval.
Quant au gain, il est considérable. On croise tous
les groupes en une heure. Pour le reste de la journée,
on a la gorge pour nous seuls. La nature, il ne faut jamais
être trop nombreux pour vraiment l’apprécier.
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