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Une idée du voyage...
L'expédition
Il y a de ces endroits sur la Terre où la combinaison originale de phénomènes géologiques et géographiques donne naissance à des espaces naturels qui dépassent l'imagination... L'altiplano bolivien fait partie de ces endroits : plaines immenses contenues dans un écrin de montagnes volcaniques à l'ouest et bordées d'un océan de verdure tropical à l'est. Au milieu de tout cela : une mer de sel parsemée d'îlots désertiques, des canyons de roches volcaniques, des manifestations géothermiques, une faune colorée et sauvage...
Les hauts plateaux andins, recouverts d'un air fin et cristallin, sont écrasés de lumière. Mais quand le blanc domine et semble vouloir tout absorber, on voit les flans colorés d'un cône volcanique émerger, les eaux luminescentes d'un lac scintiller et les fumerolles d'une source géothermique se frayer un chemin vers le ciel. Mais ici, les mirages sont des réalités. Et notre regard ébloui, témoin de contrastes saisissants, embrasse en un instant le caractère éthéré que la nature, suspendue entre ciel et terre, peut parfois prendre.
Nous irons d'abord nous échouer sur le Salar d'Uyuni, au coeur du pays. Il s'agit là de la plus grande mer de sel au monde. Ici, nous prenons la mesure de l'incommensurable : nous sommes à la Terre ce qu'un grain de sel est à cette étendue... Après avoir arpenté cet espace sans bornes, nous nous dirigeons vers le flanc de ses montagnes coniques que nous voulons défier. Il y a le Sajama, le Pomerata et le Parinacota. Mais surtout, l'Acotango. Il culmine à 6056 mètres, soit 161 de plus que le (trop?) célèbre Kilimandjaro (5895m). C'est cette montagne que nous voudrons grimper...
Les difficultés techniques
Bien que très élevée, cette montagne ne présente essentiellement pas de difficulté technique. Des pentes de neige d'une trentaine de degrés coiffent son sommet mais ce ne sont pas des glaciers (donc pas de crevasses). La température, en été, est habituellement bonne bien que les vents puissent parfois compliquer les choses. L'utilisation de crampons et d'un piolet de marche est parfois nécessaire selon les conditions, mais il est aussi possible que seuls les bâtons de marche soient nécessaires. La détermination personnelle et la forme physique sont l'essence de la réussite.
L'acclimatation
Une bonne acclimatation à l'altitude est la clé non seulement du succès mais de la sécurité de l'ascension. Une règle habituelle en montagne, au-delà de 3000 m d'altitude, est d'espacer les campements d'environ 500 m de dénivelé par jour. Il est possible de monter plus haut durant le jour mais il est recommandé de redescendre pour dormir ( climb high, sleep low). L'une des difficultés en Bolivie est l'altitude de départ à La Paz : 3800 m. Nous devons donc prendre notre temps dans les premiers jours. C'est pourquoi nous vous suggérons un détour au Salar d'Uyuni, le plus grand désert de sel au monde, mais aussi l'un des endroits les plus hallucinants de la planète. Entouré de sommets frôlant les 5000 m, ce désert est situé à une altitude de 3700 m. Le temps passé ici nous permet d'amorcer notre acclimatation tout en favorisant la cohésion de l'équipe de grimpeurs, élément ô combien important lors des moments difficiles d'une ascension (car il y en aura!). Après quelques journées de marche dans le Salar et à l'occasion d'une longue journée de route, nous déménageons notre campement au pied des hautes montagnes où nous ferons quelques ascensions. Objectif : monter... toujours plus haut! Enfin, nous attaquerons le sommet en trois temps : camp de base de l'Acotango, camp d'altitude (si possible), sommet et retour au camp de base.
Itinéraire proposé
N.B. : Le Salar d’Uyuni est inondé de décembre à mars. Si le voyage se déroule pendant cette période, l’acclimatation des premiers jours (jours 2 à 5) se fait dans la région du Lac Titicaca (3810m).
Jour 1 et 2-
Vol de Montréal à La Paz.
Arrivée en soirée à La Paz, ville dont le centre est situé à 3600 m d'altitude mais qui s'échelonne sur tout près de 1000 m de dénivelé. C'est en son point culminant, près de la cité d'El Alto (4000 m) que se situe l'aéroport international, le plus élevé du monde. Après un court transfert à notre hôtel, nous laissons la soirée s'écouler paisiblement, pour laisser à notre corps le temps de s'acclimater en douceur à l'altitude.
Jours 3 - Transfert de La Paz au Salar d'Uyuni via Oruro (environ 500km)
Nous nous rendons par la route dans la partie Sud-Ouest de la Bolivie. Après une escale d'une nuit à Oruro (3700 m), nous continuons notre traversée des plaines désertiques de l'altiplano bolivien. Ces contrées lunaires portent par endroits les scarifications laissées par l'impact d'anciennes météorites. Nous atteignons le Salar d'Uyuni, la plus grande étendue de sel du monde (12500 km²) et y installons notre campement. Nous sommes aux abords de "Lomo de Pescado" (littéralement, le « dos de poisson »), un promontoire hérissé de cactus et qui, surgi de nulle part, domine cet océan blafard et asséché. Expérience quasi-mystique au cœur de ce désert blanc : les dimensions s'annulent, les reliefs disparaissent, la terre rejoint le ciel....
Jours 4 et 5 - Salar d'Uyuni et marches d'acclimatation. .
Nous faisons quelques marches faciles sur Lomo de Pescado, jusqu'à 4000 mètres d'altitude. Nous faisons également une marche d'acclimatation sur les flancs d'un volcan qui domine l'étendue de sel. Nous montons jusqu'à 4500m. Nous redescendons au niveau de la saline pour camper (3700 m) Le soleil du soir, posé sur la saline, étendra l'ombre du moindre relief à l'infini...
Jour 6 - Transfert au Parc National Sajama.
Longue journée de transfert en jeep (entre 100 et 150 km). Les pistes boliviennes qui serpentent sur l'altiplano sont difficiles. Les distances les plus courtes prennent parfois un temps fou à être couvertes. Nous nous dirigeons vers le Nord et posons notre campement au pied de montagnes dont les sommets dépassent les 5500 mètres d'altitude. Campement à 4200 m.
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Jours 7 et 8 - Marches d'acclimatation
Marches d'acclimatation sur les montagnes environnantes. Ascension jusqu'au camp de base du Sajama (4750m) et ascension du Kakepe Juntunta (5485m) le deuxième. Campement à 4200m.
Jour 9 - Transfert et repos
Jours 10 à 12 - Acotango (6056m)
Première tentative sommitale le 11e jour. Seconde tentative le 12 e si nécessaire. Ascension au camp d'altitude possible mais peu recommandé (selon les conditions). Sinon, transfert à la Paz ou autre activité possible en chemin.
Jour 13 - Transfert
Retour à La Paz (environ 200 km).
Jour 14- La Paz
Nous profitons de notre dernière journée pour visiter la capitale bolivienne. Peut-être ferons-nous également un crochet dans la Vallée de la Lune (Valle de la Luna) : ici, l'érosion s'est amusée à sculpter la montagne en une citadelle minérale...
Jour 15
Retour à Montréal.
Un deuxième sommet vous tente?
Nous pouvons sur demande rallonger l'itinéraire de 4 jours pour les participants qui désireraient tenter l'ascension d'un second sommet de 6000m. Ces sommets, un peu plus techniques que l'Acotango (petits glaciers, marche en cordée...), sont au choix, le Sajama (6542m), le Parinacota ( 6348m ) ou le Pomerape ( 6240m). Ce prolongement de 4 jours inclus la marche d'approche jusqu'à la base du second sommet et l'ascension à proprement parler.
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N.B. : Ce descriptif vous donne les grandes lignes du voyage et vous est donné à titre indicatif. Cependant, il est essentiel de comprendre que des imprévus peuvent toujours survenir (c'est la nature même des voyages!). Dans ce cas, les guides Karavaniers peuvent décider d'apporter des modifications à l'itinéraire s'ils estiment que cela est nécessaire ou préférable.
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